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Union Sportive Municipale de Malakoff

Au bonheur de la Banlieue

Partie des tréfonds des championnats de district, l’équipe de football de cette commune limitrophe de Paris va gravir un à un tous les échelons. Elle se retrouvera propulsée au sommet du football francilien puis évoluera sans interruption dans un championnat de niveau national pendant 25 ans. Un résultat exceptionnel pour ce club sans grands moyens financiers qui reçût l’appui sans faille de sa Municipalité et le lui rendît bien. Un engagement de tous les instants qui serait resté vain sans le dévouement de ses dirigeants, la compétence de son encadrement technique, la qualité de ses joueurs et le soutien inconditionnel de son fidèle public. Le tout dans le respect des valeurs du club : travail, humilité et solidarité.

Au lendemain de la première guerre mondiale, tout un pays aspire à reprendre goût à la vie. Il en est de même à Malakoff cette jeune commune de la Banlieue Sud de Paris située à quelques encablures de ce que l’on appelle alors les « fortifs ». Pour ceux qui ont eu le bonheur de ne pas partir au front ou ont eu la chance d’en revenir entier le sport va constituer un dérivatif. La boxe, l’athlétisme et le cyclisme sont les sports « rois » de l’époque. Le football commence à trouver sa place.  En 1920, la Société de la Jeunesse Athlétique de Malakoff reprend ses activités. Elle cohabite alors avec la Vedette Avant Garde et l’Union Sportive Ouvrière de Malakoff. Cette dernière annonce dans la presse locale qu’elle dispose d’un terrain, argument de poids à l’époque. En septembre 1922 une quatrième Société voit le jour : l’Association Sportive de Malakoff. Les quatre clubs existants vont co-exister jusqu’ à la création, en 1933, d’une cinquième Société l’Etoile Athlétique de Malakoff. Le 11 mai 1934, marque un premier tournant dans l’histoire du football Malakoffiot. Les Sociétés de la Vedette Avant Garde de la Jeunesse Athlétique de Malakoff et de l’Etoile Athlétique de Malakoff fusionnent pour donner naissance à la Vedette Athlétique de Malakoff. Les « violet et blanc » ont leur siège social en Mairie et disposent d’un terrain de football à Fresnes commune voisine.  En 1936, c’est au tour de l’Union Sportive Ouvrière et de la Vedette Athlétique de s’unir. Le Malakoff des « fortifs » est désormais devenu le Malakoff de la banlieue rouge en référence à ses orientations politiques. En 1939 la Municipalité met un stade (l’actuel stade Lénine) à disposition de ses footballeurs. Un terrain qui, en raison de l’imminence du second conflit mondial, ne sert pas tout de suite.

A la fin de la seconde guerre mondiale sous l’impulsion du nouveau Maire Léon Salagnac, les différents clubs alors constitués fusionnent (Malakoff Sportif, Acacia Sportifs de Malakoff, Vedette Athlétique de Malakoff et Boule Ferrée de Malakoff). L’Union Sportive Municipale de Malakoff (U.S.M.M.) voit le jour. Affiliée à la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (F.S.G.T.) et afin de respecter les statuts de cette Fédération le terme « Municipal » est inclus dans le nom du club. Ses statuts sont déposés le 8 janvier 1945 pour parution au Journal Officiel du 11 février. Gabriel Choley devient le premier président de l’U.S.M.M. dont la section football compte alors six équipes. En 1949 le club décide de se doter d’un entraîneur à plein temps, chose rare à l’époque pour un club totalement amateur. Sur les conseils de Maurice Baquet, attaché à la Direction de l’Institut National des Sports, les dirigeants Malakoffiots engagent Yves Cros. C’est un athlète de niveau international (cinquième du 400 mètres haies des Jeux Olympiques de Londres en 1948) titulaire depuis 1947 du diplôme d’entraîneur de football. En arrivant dans le club banlieusard le natif de Paulhac ne se doute pas qu’il va y passer plus de trente ans et le conduire vers les sommets du football français.

En 1950, l’U.S.M. Malakoff, alors affiliée à la F.S.G.T. décide d’intégrer également la Fédération Française de Football. Lors de la saison 1950 – 1951, le club démarre en Promotion de Première Division B, plus basse division de la hiérarchie. Trois montées successives permettent au club d’évoluer en Promotion d’Honneur dès la saison 1954-1955. En novembre 1953, de retour de son expédition victorieuse à Wembley, c’est l’équipe de Hongrie championne Olympique en titre qui s’arrête en banlieue parisienne. Elle y dispute deux matchs dont l’un contre Malakoff à l’occasion de l’inauguration du stade Marcel Cerdan. En cette occasion Malakoff aligne son équipe F.S.G.T. pour une mi-temps et l’équipe F.F.F. pour l’autre. Devant près de 10 000 spectateurs, dont certains perchés dans les arbres, les amateurs banlieusards ne pèsent pas bien lourds devant les maîtres Magyars. Ils s’inclinent en encaissant près d’une vingtaine de buts mais là n’est pas l’essentiel.

De 1954 à 1960 les « bleu et rouge » de Malakoff évoluent en Promotion d’Honneur. Le club connaît, à la fin de la saison  1959-1960 la première descente de son histoire. Le retour en 1ère Division ne dure qu’une saison. Le club enchaîne alors deux montées successives pour se retrouver en Division d’Honneur Régional. Après trois saisons passées dans cette division Malakoff obtient le droit d’évoluer en Divion d’Honneur  sommet de la hiérarchie régionale. Lors de la saison 1963-1964 le club reçoit le renfort de deux solides gaillards Jean Claude et Jean Paul Palauqui. Pendant de nombreuses saisons les jumeaux feront trembler les défenses et les filets adverses. Seuls des problèmes récurrents aux genoux les contraindront à mettre une fin prématurée à leur carrière. Si l’équipe affiliée à la F.F.F. se porte bien, celle qui évolue en F.S.G.T. n’est pas en reste. Evoluant dans la plus haute division possible elle remporte par deux fois la coupe Auguste Delaune (coupe de France F.S.G.T.). La première victoire a lieu en 1962 face à Vallauris. En récompense les joueurs se voient offrir par la Municipalité un voyage en République Démocratique Allemande avec trois matchs à jouer. Le second trophée est remporté deux ans plus tard. Sur sa pelouse du stade Marcel Cerdan, l’U.S.M. Malakoff s’impose face à la Madeleine de Nice.

Pour sa première saison en Division d’Honneur l’équipe « F.F.F. » termine à une honorable troisième place derrière Champigny et le Stade Français. Yves Cros enregistre la signature d’un jeune très prometteur en provenance du club voisin de Montrouge. Il s’agit de Michel Pech qui après deux saisons passées à Malakoff sera recruté par le club professionnel du F.C. Nantes. Ses qualités d’organisateur associé à la force de frappe des  frères Palauqui et au talent des autres joueurs fait rapidement merveille. La saison 1965-1966 est absolument exceptionnelle. Les Banlieusards remportent le championnat de Paris en demeurant invaincus (15 victoires et sept matchs nuls). Ils réalisent même le doublé en remportant la coupe de Paris face à l’U.S. Vésinet. C’est aussi le temps des premiers exploits nationaux. En coupe de France les joueurs de Cros éliminent successivement Bagneaux Nemours et Tours deux équipes confirmées du Championnat de France Amateur. Les Tourangeaux sont atomisés six buts à un au stade Marcel Cerdan. A la fin du match leur gardien s’effondre en larmes dans les vestiaires. Malakoff ne s’incline qu’au sixième tour face aux professionnels de Division 2 de l’A.C. Ajaccio. Auteurs d’un brillant match nul en Corse (3-3), les joueurs amateurs contraignent les insulaires à jouer un second match à Malakoff une semaine plus tard. Devant 8 000 spectateurs les « bleu et rouge » s’inclinent finalement deux buts à un non sans avoir fait douter leurs adversaires.

Ces résultats sont incroyables pour ce groupe de vingt et un ans de moyenne d’âge. Yves Cros s’appuie sur un effectif essentiellement formé au club (Le Roux, Dollé, Romuald, Vidal, Appert, …). Huit d’entre eux ont même débuté à l’école de football avant d’être successivement champions de Paris en minimes, cadets et juniors. C’est une belle récompense pour le travail de formation mis en place au sein du club. Les éléments « extérieurs » comme Fercoq, Pech ou les frères Palauqui se sont parfaitement fondu dans le moule Malakoffiot. Une quinzaine d’années après ses débuts au plus bas de la hiérarchie l’U.S.M.M. accède donc au Championnat de France Amateur (troisième division de l’époque). La France du football va apprendre à connaître Malakoff.

Lors de la saison 1966-1967 l’U.S.M.M. effectue ses grands débuts nationaux dans le groupe Ouest de C.F.A. Pour ce grand saut dans l’inconnu Yves Cros s’appuie sur le groupe champion de Paris. Seul Michel Pech est parti. En contre partie le club enregistre le retour de l’un des siens. René Bérangé après une carrière professionnelle qui l’a conduit au Stade Français et à l’Olympique de Marseille revient dans son club formateur. Ce sont également les débuts de Vito Abatte qui jouera plus de trois cent matchs en équipe fanion, de Guy Kédim en provenance du C.O. Joinville et d’Amaury Cadiou qui a préféré s’engager avec le club banlieusard plutôt que de répondre aux sollicitations du Stade de Reims. Pour sa première saison à ce niveau, les Malakoffiots font mieux que se défendre. Ils mènent la vie dure à l’U.S. Quevilly champion de France amateur en titre et ne cèdent qu’en fin de championnat par manque d’expérience. Une deuxième place au classement vient toutefois récompenser leurs efforts. La saison suivante est aussi prometteuse avec cette fois encore une deuxième place derrière Sedan. En coupe de France les « bleu et rouge » ne tombent qu’en 16èmes de finale face à l’A.S. Saint Etienne. A Saint Ouen devant plus de 15 000 spectateurs les amateurs s’inclinent logiquement (4-0) face aux Stéphanois qui réaliseront cette saison là le doublé coupe – championnat.

Les cinq saisons suivantes sont moyennes d’un simple  point de vue sportif. Certes le club ne se classe jamais au-delà de la neuvième place. Mais il n’est jamais réellement en mesure de se mêler à la lutte pour la montée en Division 2. L’absence de prolongée des frères Palauqui handicape lourdement le club banlieusard. Comme l’écrit Philippe Tournon pour l’hebdomadaire France Football « un Malakoff sans les frères Palauqui ce n’est pas tout à fait Malakoff ». Les seuls véritables coups d’éclat ont lieu en coupe de France. Les hommes de Cros arrivent par deux fois en 32ème de finale. La première lors de la saison 1969-1970 où ils s’inclinent logiquement face aux professionnels du F.C. Grenoble alors en Division 2 (2-0). La seconde arrive en 1972-1973 face au F.C. Bourges pensionnaires de la deuxième Division. Malakoff oblige toutefois les Berruyers à disputer deux rencontres pour les éliminer. Au cours de ces cinq saisons Yves Cros doit faire face au départ  ou à l’arrêt de plusieurs titulaires indiscutables. Michel Appert signe à Mantes la Jolie, Alain le Roux passe professionnel au Lille O.S.C., Bérangé et Kédim partent à Juvisy. René Squividant le capitaine rentre dans sa Bretagne natale et passe son brassard à Yves Fercoq. Les frères Palauqui arrêtent leur carrière sur blessure. En contrepartie le club enregistre l’arrivée de joueurs (Collat, Godart, Sevin, Baron, Bocq) qui viennent épauler les jeunes du club.

De 1972 à 1976 Malakoff va connaître son apogée sportive. Lors du championnat 1973 – 1974, les hommes de Cros restent invaincus jusqu’à la dix neuvième journée. Ce jour là ils reçoivent Lucé modeste équipe de bas de tableau. L’U.S.M.M. mène logiquement deux à zéro à dix minutes de la fin. L’équipe s’achemine vers un nouveau succès qui lui ouvrirait encore un peu plus grandes les portes de la Division 2. C’est alors que l’impensable arrive. La solide défense banlieusarde offre trois buts, et par voie de conséquence la victoire, à ses adversaires Normands. C’est le tournant de la saison. Les hommes de Cros, qui de plus ont perdu jusqu’à la fin de saison leur buteur Baron sur blessure, engrangent matchs nuls et défaites. Les poursuivants au classement reviennent inexorablement. Au final l’U.S.M. Malakoff termine à une frustrante cinquième place. La leçon a été dure mais elle a été retenue. Lors de la saison suivante Malakoff est versé, contre son gré, dans le groupe Nord réputé très difficile. Contrairement à la saison précédente le démarrage est timide. Le moteur met du temps à chauffer mais la montée en pression est régulière. A neuf journées de la fin les « bleu et rouge » pointent en cinquième position. Tout espoir de montée semble perdu. Les protégés de Cros alignent alors une ahurissante série de neuf victoires consécutives. Malakoff termine premier coiffant sur le poteau la réserve du R.C. Lens pour le titre de champion ainsi que Noeux les Mines et Aulnoye pour l’accession en division supérieure. En poule finale du championnat de Division 3, les joueurs des Hauts de Seine après avoir éliminé Saint Dié et le Stade Malherbe de Caen arrivent en finale. Ils y sont opposés à la réserve du S.E.C. Bastia. Les Corses sont trop forts. Ils remportent logiquement les deux manches de la finale (2-1 à Malakoff ; 3-1 à Bastia). En ce mois de mai 1975 une seule question occupe les esprits à Malakoff. Faut il monter ou non en deuxième division ? Pour les joueurs et les supporters la question ne se pose même pas. Les dirigeants sont plus circonspects estimant que cette accession est prématurée et qu’elle risque de mettre le club en danger. La Municipalité se dit prête à épauler le club dans son aventure. Au terme d’un Comité Directeur exceptionnel la décision est prise. L’U.S.M. Malakoff décide de se lancer dans l’aventure avec un effectif totalement amateur. Une bien belle façon pour le club de fêter son trentième anniversaire.

En accédant à la deuxième division le club des Hauts de Seine devient, en compagnie du Red Star et du Paris F.C., le dauphin du Paris Saint Germain, dans la hiérarchie du football Francilien. Pour faire bonne figure Malakoff a recruté mais sans faire de folies. Goupil, Bolny, Ferrier et le jeune Tunisien Boughénia sont les principaux renforts du club qui mise une fois de plus sur les joueurs du cru. En revanche les Banlieusards ont perdu Joël Baron parti tenter sa chance à l’A.S. Nancy Lorraine de Michel Platini. De leur côté Alain Schneider le fidèle gardien de but et René Bérangé mettent un terme à leur carrière. L’adaptation au plus haut niveau se passe plutôt bien pour Malakoff. Au quart du championnat les « bleu et rouge » pointent en milieu de classement. Malheureusement par la suite les choses deviennent de plus en plus ardues et le rythme difficile à suivre. Le statut totalement amateur pose indiscutablement des problèmes. Le Président Scolari le relate en ces termes dans la plaquette du club : « nous jouons en deuxième division avec une équipe gardant le statut amateur.  A titre d’exemple pour aller jouer samedi à Angoulême le train était à 12h30. L’arrière central Ribot a travaillé jusqu’à onze heures comme typographe. Le Roux comme médecin a travaillé toute la nuit. Ce sont de véritables amateurs qui s’entraînent trois fois par semaine après leur journée de travail … ». L’équipe est enthousiaste et volontaire mais face aux professionnels cela ne suffit pas. Certes les joueurs de Malakoff ne sont pas ridicules. Ils s’inclinent bien souvent par la plus petite des marges. Mais journée après journée les joueurs de Yves Cros restent abonnés aux dernières places. Au soir du 29 mai 1976 après une dernière déconvenue face au F.C. Rouen il faut se rendre à l’évidence : la division 3 est au bout du chemin. Cette saison là Vito Abatte artisan carreleur de son état aura tenu la dragée haute à bon nombre de joueurs professionnels. Elle marque également les débuts de Philippe Daguillon un tout jeune joueur de dix sept ans.  Jusqu’au bout le public aura été fidèle à ses couleurs. Mille cinq cents spectateurs de moyenne ont assisté aux matchs au Stade Marcel Cerdan pour voir leur club lutter afin de ne pas descendre.

Les légitimes espoirs de remontée immédiate sont rapidement réduits à néant. Malgré un effectif inchangé doté d’une expérience accrue les résultats ne sont pas au rendez-vous. Lors des deux saisons qui suivent la descente, le club se classe en milieu de tableau. La seule embellie provient de la coupe de France. Lors de la saison 1976 – 1977 Malakoff élimine les professionnels de Division 1 de l’U.S. Valenciennes Anzin en 32èmes de finale. A Saint Ouen devant de nombreux supporters les joueurs d’Yves Cros arrachent le match nul face aux partenaires de Didier Six. Grâce à un Vasseur des grands jours les « bleu et rouge » s’imposent aux tirs au but (3-2). Au tour suivant les Malakoffiots ne peuvent rien face au F.C. Rouen et s’inclinent lors des deux manches. Lors de la saison 1978-1979 le club joue son maintien lors de la dernière journée de championnat face à Arras candidat direct à la relégation. Une défaite condamnerait les Banlieusards. Heureusement un « hat trick » de Serge Besançon permet d’arracher le match nul synonyme de maintien.

A la fin de cette même saison, après trente années passées sur le banc Malakoffiot, Yves Cros tire sa révérence. Pour autant, celui qui fût  désigné entraîneur amateur de l’année 1973 par l’hebdomadaire France Football ne quitte pas l’U.S.M.M. Il est promu Directeur Technique pour toutes les équipes du club. Désigné par son prédécesseur c’est Yves Fercoq, l’inamovible capitaine, qui prend la succession. Autant par volonté que par nécessité économique Malakoff continue à tout miser sur les jeunes. L’U.S.M.M. signe alors un accord de partenariat avec la section « sport – études » du Lycée Michelet de Vanves. Suite à cette union, Bruno Degat ainsi que les jumeaux Paul et José Belchior intègrent l’équipe fanion. Arrive également un jeune joueur en provenance du centre de formation du Lille O.S.C., un certain Jean Pierre Orts qui ne tardera pas à faire parler de lui. Avec vingt ans de moyenne d’âge Malakoff présente l’un des plus jeune effectif de toute la troisième division. Pour ses débuts sur le banc Yves Fercoq et ses « Marie Louise » obtiennent une méritoire troisième place.

Année après année le club est obligé de laisser partir ses meilleurs éléments vers d’autres cieux. Il ne peut compenser qu’en allant puiser des joueurs de plus en plus jeunes dans ses équipes « juniors » ou « réserves ». Pour affronter les réserves professionnelles et les amateurs aguerris du championnat de Division 3 ce n’est pas toujours suffisant. Les résultats positifs s’étiolent. Au fil des saisons, le club rétrograde de plus en plus au classement. Pourtant, grâce à un encadrement technique de qualité, le niveau d’ensemble du club est bon. Lors de la saison 1980 – 1981 Malakoff est l’un des seuls clubs amateur à compter deux équipes en championnat de niveau national (équipe fanion en Division 3 ; équipe réserve en Division 4). Les équipes des catégories de jeunes cumulent les titres de champion de Paris. Lors de la saison 1980 – 1981 les Banlieusards s’offrent un dernier coup d’éclat en coupe de France. Ils parviennent en 16èmes de finale où ils sont éliminés, sans perdre, face aux professionnels du F.C. Martigues (1-1 à Malakoff ; 0-0 à Martigues).

Lors de la saison 1982 – 1983 Malakoff doit faire face à une nouvelle saignée dans son effectif. Pas moins de cinq titulaires partent vers d’autres cieux (les frères Belchior au Véloce vannes, Besançon au Red Star, Daguillon au Stade Français et Zwahlen). En contrepartie le club enregistre la signature de l’ancien professionnel Marc Ropéro et de l’ex Ballon d’Or Africain Paul Moukila. Ce type de recrue est inhabituel pour le club. Le renfort de Moukila s’avère être un fiasco complet, celui de Ropéro bien moyen. La seule révélation de la saison est le jeune junior Pierre Aubame propulsé directement en équipe fanion. La saison n’est pas brillante d’un point de vue sportif. Mais c’est en dehors du terrain que Malakoff va connaître une véritable tragédie. En mai 1983, Rino Scolari ancien compagnon de captivité de Guy Môcquet et emblématique Président de la section football décède brutalement. L’U.S.M. Malakoff ne se remettra jamais de la disparition de celui qui, dans l’ombre, portait le club à bout de bras depuis de longues années.

Deux ans après la disparition de son Président ce qui devait arriver arrive. En prenant la quinzième place du groupe Centre les Banlieusards,  après vingt années de présence en Division 3, sont condamnés à la descente. Les « bleu et rouge » vont passer six saisons en Division 4. Malgré la présence des frères Valente, de Adamczak ou de Frédéric Cadiou jamais, hormis lors du championnat 1989 – 1990, les joueurs de Fercoq ne seront en mesure de se mêler sérieusement à la lutte pour l’accession. Comme le dit lui même l’entraîneur  de Malakoff : « la Division 4 aura été une période de non passion arrivant après une ambition bien vécue ». En 1991, les joueurs des Hauts de Seine connaissent une nouvelle descente. Ils retrouvent la Division d’Honneur un quart de siècle après l’avoir quittée. Le club va connaître ensuite une chute aussi inéluctable que ne l’avait été l’ascension fulgurante des années soixantes. Après trois saisons en Division d’Honneur suivies de deux en Division d’Honneur Régional le club se retrouve en Promotion d’Honneur. Il y végète maintenant depuis 1996.

Malakoff est une ville atypique de la toute proche banlieue parisienne. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre parler du grand village de Malakoff. Il y règne un esprit de clocher tel que l’on peut le connaître en Province. Née officiellement en 1873 la commune est jeune. Elle manque de repères et figures historiques. Son seul enfant connu est Eugène Christophe le coureur cycliste premier porteur du maillot jaune de l’histoire du Tour de France. Ceci explique que, à l’aube de leurs premiers exploits, les footballeurs deviennent les vedettes de cette ville. Les joueurs sont soutenus par la population locale fière des ses « petits gars » mais aussi par celle des localités voisines. Un public connaisseur, fidèle et un brin chauvin. L’U.S.M. Malakoff fait toujours son possible pour évoluer dans le groupe Ouest en C.F.A. ou en Division 3. La proximité du quartier de Montparnasse, fief des Bretons de Paris, est l’assurance de joueur devant un public fourni. Lors de sa première saison en C.F.A. Malakoff évolue devant deux mille spectateurs de moyenne à domicile. A quelques kilomètres de là le Stade Français, alors en Division 2, joue dans un Parc des Princes quasi désert. Bien sur l’affluence enregistrée au stade Marcel Cerdan se délitera au fil des saisons. A cela on peut y voir deux raisons majeures. D’une part le déclin progressif du club d’un point de vue sportif. D’autre part le développement de la société des loisirs. Dans les années « cinquante » et « soixante » les sources de distraction étaient rares. La télévision n’avait pas encore envahi les foyers. Par ailleurs à l’époque la semaine de travail s’étendait du lundi au samedi. Une des rares possibilités de se distraire à moindre coût était donc de se rendre au stade. L’équipe « du coin » présentant un jeu spectaculaire et des résultats intéressants le public répondit donc présent. Des supporters qui encouragent leurs favoris à domicile mais n’hésitent pas à parcourir de nombreux kilomètres pour les suivre à l’extérieur. Tous les modes de transport seront utilisés : la voiture particulière, l’autocar, le train régulier ou le train spécial comme à l’occasion du match retour de coupe de France face à Rouen en 1977 et même la mobylette en certaines occasions pour des déplacements de près de deux cents kilomètres.

Le club n’hésite pas à donner de lui-même et à répondre présent pour les causes les plus diverses. En 1973, lors des grandes inondations en Bretagne, Malakoff est la seule équipe de football à verser un chèque au profit des sinistrés Bretons. L’équipe multiplie les matchs de bienfaisance au profit des travailleurs en lutte des usines locales ou des vieux travailleurs de la ville. Le club s’appuie sur le tissu économique de la ville et ne cherche pas le soutien financier de grands groupes. Ce n’est pas dans la philosophie du club. Comme le relate le Président Yves Pinon dans le journal l’Aube Nouvelle en 1987 : « le recours au sponsoring ne doit pas être la soumission du sport à d’autres objectifs que ceux d’un club de masse ». Tout est dit. Certes le club met à contribution les entreprises locales mais dans des proportions qui ne permettent pas de mener grand train. Dans les années soixante-dix, il peut sembler étrange de voir le nom d’une entreprise de machines agricoles s’afficher sur le maillot d’une ville de la proche banlieue parisienne. La raison en est simple.  Le président de cette Société implantée à Malakoff est un passionné de football et c’est avant tout à ce titre que son entreprise sert de « sponsor  maillot » à l’équipe locale.

Le rôle de la Municipalité fut, dès le début de l’aventure, primordial. Jusqu’en 1976, le club aura même son siège au sein même de la Mairie. Par ailleurs, bien souvent les dirigeants du club travaillent plus ou moins directement pour la Municipalité tels Fernand Balzano secrétaire de Mairie ou Rino Scolari Président de l’office H.L.M. de la ville. La Municipalité assure le club de son soutien financier par le versement d’une subvention annuelle. Les élus locaux montent souvent au créneau afin que l’U.S.M. Malakoff bénéficie d’une subvention départementale équivalente à celle perçue par des clubs comme le Stade Français ou le Racing. La ville apporte également un soutien « en nature » par la construction, le développement, la mise aux normes des installations sportives qui sont ensuite prêtées au club à titre gracieux. Ce n’est d’ailleurs par hasard si, en 1950, Malakoff est désignée comme la ville la plus sportive de France. Tout au long des années les stades Lénine et Marcel Cerdan connaissent de nombreux travaux (rénovation des tribunes, mise aux normes des vestiaires, réfection des terrains, amélioration ou construction des installations pour nocturne, …). La Ville met également ses chauffeurs et autocars à disposition du club pour faciliter le déplacement des équipes et des supporters. Enfin la Municipalité prend à son compte les dépenses liées à la prise en charge des permanents qui oeuvrent au sein du club et des préposés au gardiennage ou à l’entretien des installations sportives.

Au titre des aides « indirectes » le club, par l’intermédiaire de la Municipalité, met tout en œuvre pour faciliter le logement des joueurs. La présence de certains dirigeants au sein de l’Office  H.L.M. est un atout. De même la Municipalité ou ses « partenaires » permettent aux joueurs ou leur épouse de trouver un emploi. Néanmoins, la modification du paysage « économico – industriel » de la ville au début des années quatre vingt entraînera la raréfaction de ce type d’avantage. En outre le club propose des défraiements à ses joueurs le plus souvent sous forme de primes de matchs. Au moment de recruter un joueur ces émoluments ajoutés aux autres avantages font souvent pencher la balance en faveur du club. Dès le début des années « soixante » des joueurs du niveau C.F.A. viennent signer à Malakoff alors en Promotion d’Honneur. Un peu plus tard Amaury Cadiou bien que contacté par le Stade de Reims donne sa préférence au club des Hauts de Seine qui lui propose une stabilité qu’il n’est pas certain d’obtenir en devenant footballeur professionnel.

La section football de l’U.S.M. Malakoff va faire reposer sa politique sportive sur trois principes fondamentaux : proposer un encadrement technique de qualité de façon à favoriser l’éclosion des jeunes et promouvoir le sport de masse. Ce n’est pas par hasard si en 1975 un hebdomadaire consacré au football titre l’un de ses articles « Malakoff la pouponnière du football parisien ». Dès son arrivée en 1948 Yves Cros va faire de la création de l’Ecole de football sa priorité. Elle devient rapidement une des marques de fabrique du club et compte cent élèves à ses débuts puis bientôt le double. Les chaussures de football sont même prêtées aux plus démunis. Durant des années cette Ecole de football va fournir l’ossature des équipes de jeunes puis ensuite de l’équipe fanion. La qualité des installations et de l’encadrement technique provoque un nombre grandissant d’inscriptions. Les titres de champions de Paris en catégorie de jeunes sont nombreux. Les « juniors » bénéficient d’un encadrement à la hauteur des espoirs qu’ils portent pour le club. Les meilleurs éléments sont rapidement installés comme titulaires en équipe « première ». A la fin des années « soixante-dix », victime de son succès et de la saturation de ses installations, le club doit se résoudre à refuser des inscriptions. Au début des années 1980, le Red Star propose même une fusion au club des Hauts de Seine.

Un autre élément déterminant dans la réussite du club est la continuité. De sa création en 1945 jusqu’à sa redescente en Division d’Honneur en 1991 le club ne connaît que deux entraîneurs. En 1979, Yves Cros passe le relais à son successeur lui-même joueur du club depuis 1965 après l’avoir préparé pendant des années en lui confiant l’entraînement des plus jeunes. Il faut dire que les joueurs de l’équipe fanion s’investissent souvent au niveau de l’encadrement technique du club. René Squividant et Yves Fercoq dans les années « soixante », Amaury Cadiou, Gilles Bocq et Jean Pierre Picard un peu plus tard s’occupent des élèves de l’Ecole de football. Marc Collat, Guy Kédim ou José Cataldi pour ne citer qu’eux prennent en charge les joueurs des catégories de jeunes. Tout ceci permet aux jeunes pousses de côtoyer et de s’identifier aux vedettes locales renforçant ainsi le sentiment d’appartenance au club.

Malakoff comptant essentiellement sur ses « produits locaux » le recrutement extèrieur est limité. Le club n’a pas les moyens de faire de folies financières. Les joueurs « extérieurs » ont l’assurance de jouer à un excellent niveau y compris en équipe réserve le tout dans le respect de valeurs d’amitié et solidarité. Le recrutement est essentiellement Francilien. Ceci n’exclut pas l’arrivée de quelques Provinciaux (Fercoq, Padovani, ….) ou étrangers (N’Djemba, Boughénia, Rindom) guidés vers Paris pour des raisons professionnelles ou étudiantes. Seules les arrivées de Ropéro et Moukila dénoteront quelque peu dans le paysage du football Malakoffiot. L’équipe de football de Malakoff est une multiplication de brassages. « Inter générationnel » tout d’abord car à Malakoff les jeunes sont lancés très rapidement en équipe fanion. Ils y sont alors couvés par les plus anciens d’autant plus que ce derniers les ont souvent vu passer dans les équipes de jeunes dont ils avaient la charge. Brassage géographique ensuite, la région ou le pays de provenance n’est pas source de problème. Les Provinciaux sont bien accueillis par les joueurs locaux. Lorsqu’il arrive au club en provenance de Bretagne Yves Fercoq est pris en charge par René Squividant un « pays » plus ancien au club. De même dans les années soixante les Corses (Padovani, Thétard, Cristofari) sont très rapidement intégrés. Brassage « socio-professionnel » enfin. Dans les équipes successives l’ouvrier, l’étudiant, le professeur ou l’employé se côtoient sans problème. Dans l’équipe qui évolue en Division 2 le Docteur Le Roux protège le but de son gardien ouvrier Delpouve. Gilles Bocq professeur d’éducation physique passe la balle à l’étudiant N’Djemba. Abatte, l’artisan carreleur donne les ballons de but au comptable Collat. Malakoff est avant tout une équipe de copains heureux se jouer ensemble. Sur le terrain comme en dehors les valeurs d’amitié et de solidarité sont érigées au rang d’institution. Une ligne de conduite naturelle pour ces garçons qui ont pour la plupart fréquentés les bancs des mêmes écoles ou usé leurs crampons dans les mêmes équipes de jeunes.

Le joueur qui quitte Malakoff y revient souvent attiré par l’ambiance qui y règne. C’est ainsi que René Bérangé y signe par deux fois après son passage en professionnel puis de retour de Juvisy. Il en sera de même pour Joël Baron, Jean François Cros, Yann Delpouve ou plus près de nous pour Eric Adamczak, William Naigeon ou Bruno Fordos. Jouer à Malakoff c’est également la possibilité de s’ouvrir les horizons du football professionnel. René Duplenne sera, à la fin des années « cinquante », le premier à ouvrir la voie en signant pour le Stade Français. Il sera suivi au fil des années par René Bérangé (Stade Français, Olympique de Marseille), Michel Pech (F.C. Nantes et Olympique d’Avignon), Alain Le Roux (Lille O.S.C.), Joël Baron (A.S. Nancy Lorraine), Gilles Bocq (F.C. Rouen), Jean Pierre Orts (Valenciennes, Stade Français, Montpellier, Nîmes, Lyon, Cannes, Reims, Rouen), Pierre Aubame (Laval, Le Havre, Toulouse), Claude Villemin (R.C. Lens) ou Eric Adamczak (R.C. Strasbourg).

Dans les années « soixante » Malakoff pratique un football direct fait essentiellement d’engagement physique et de longs ballons à destination des frères Palauqui. Un style jugé trop frustre par la presse mais qui fait ses preuves. Lors de la saison 1966 – 1967 une évolution a lieu sous l’impulsion de René Bérangé. Le style de jeu sa fait alors plus technique basé sur la passe courte et le « une – deux ». Kédim et Abatte prennent le relais. Bien servie par la technique des milieux de terrain cette évolution devient une des composantes essentielles du jeu de Malakoff. Dominer le ballon afin d’imposer le jeu à l’adversaire va être une constante tout au long des ces années passées au haut niveau. Pour mener cette tactique à bien Malakoff aligne des joueurs à la condition physique impeccable. Compte tenu des ses missions à l’INSEP où il a en charge la préparation physique des candidats au diplôme d’entraîneur professionnel, Yves Cros maîtrise ce sujet à merveille. Yves Fercoq fera siens les principes de son prédécesseur. A l’inter saison chacun reçoit un programme d’entretien physique individualisé. Puis tout au long de la saison s’enchaînent les deux ou trois séances hebdomadaires. Même en Division 2 les joueurs, complètement amateurs, ne s’entraînent pas plus fréquemment. A la quantité on préfère la qualité. Cros puis Fercoq laissent une liberté totale à leurs joueurs en partant du principe que ce n’est pas à eux de s’adapter au système de jeu mais l’inverse. Ce qui est demandé aux joueurs c’est de « sentir » le jeu. Une responsabilisation footballistique en quelque sorte. Comme le dit Yves Cros dès 1965 : « je veux une sorte de football total avec autant de monde en attaque qu’en défense et avec des tirs qui concluent les offensives ». Reprenant la devise de Benes l’entraîneur de la grande équipe de Hongrie Malakoff joue un football communiste au sens où chacun travaille pour l’autre.

Au-delà des considérations tactiques, techniques et physiques l’état d’esprit est primordial. De son passé d’athlète Yves Cros a conservé les notions de volonté et de dépassement de soi. Il s’attache à les inculquer à ses joueurs. Même dans les moments les plus difficiles l’équipe ne renonce jamais. Le plus bel exemple est ce match à Tourcoing en décembre 1967. Menés deux buts à zéro à dix minutes de la fin et réduits à neufs les joueurs de Cros parviennent à arracher le point du match nul. Finalement c’est peut être Gérard Dollé l’un des défenseurs de l’équipe des années « soixante » qui résume le mieux la philosophie de Malakoff : « c’était la politique du bonheur. Il fallait être heureux pour gagner et travailler dur à l’entraînement ».

Malakoff aura-t-il manqué d’ambitions à un certain moment de son histoire ? Aura t’il fait preuve de fidélité à ses valeurs en refusant de s’embarquer dans les prémices de ce que l’on appelle aujourd’hui le « football business » ? Quoi qu’il en soit ce club si particulier aura préféré mourir avec ses idées plutôt que de vivre avec celles des autres.

Article rédigé par : Pascal Smigiel
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