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La passion du football vient de mon enfance lorsque, pendant des après-midi entières, je tirais des penalties à mon jeune voisin sur une route communale à peine goudronnée de La Turbie dans un tournant à épingle. Non loin de la principauté de Monaco, un jeune et fougeux garçon ne pouvait que rêver faire carrière dans le club où brillait alors la paire Dalger-Onnis et un libero du nom de Rolland Courbis. Si ma brève expérience du centre de formation en poussin ne fut guère satisfaisante, le retour à l'ancien stade Louis II en supporter fut plus concluant. Il faut dire que les conditions étaient idéales : une équipe de rêve qui termina championne de France la saison de son retour dans l'élite en 1977-78 dans un stade à taille humaine en bord de mer au pied du Rocher.

Mon premier souvenir un soir de 1978, la victoire de l'AS Monaco sur la glorieuse équipe de l'AS Saint-Etienne 3 buts à 1 avec un récital de la star Delio Onnis auteur de deux buts. Je n'ai plus quitté le football, à la recherche du moindre match à voir le samedi ou le dimanche : de la PH B de Beausoleil aux pros de l'AS Monaco. Et la radio… Combien de soirées passées sous l'oreiller, obligé d'aller au lit à écouter le but par but des soirées de championnat ou des matches de coupe d'Europe. Jacques Vendroux m'a fait vivre l'épopée bastiaise et notamment la victoire contre Carl Zeiss Iena (7-2) ou au Torino (2-3) avec passion sous la couette.

Le titre de 1982 obtenu lors de la dernière journée sur un but de Bruno Bellone devant le RC Strasbourg (1-0) fut un excellent souvenir : j'ai pu défiler sans casque dans Monaco avec mes copains pendant toute la nuit sans craindre la police. Parallèlement, le football était une pratique nécessaire pour les jeunes fous que nous étions : de tout temps en tout lieu. Si pas de ballon, un baby foot sinon un subbuteo. En 3e on avait instauré un championnat en classe avec la prof de Français : à chaque fois qu'elle prononçait notre nom, ça faisait un but. La classe était drôlement vivante et la prof incrédule a remis le trophée au vainqueur en fin d'année.

La Coupe du monde 1978, tout juste, mais surtout les Coupes du Monde 1982 et 1986 devant le poste de télévision : France-RFA de Séville gravé à jamais dans ma mémoire… L'équipe de France me passionne à l'Euro 84 que je regarde depuis mon quartier général basé à la salle TV de la cité U Jean Medecin à Nice pleine à craquer d'étudiants de toutes les nationalités mais un seul Français : pour la finale France-Espagne, la « toile » d'Arconada passe encore, mais le second but de Bellone est de trop, la télé passe par la fenêtre…

Au milieu des années quatre-vingt, l'âge adulte m'entraîne sous d'autres cieux, dans d'autres stades, Nice, Cannes, parfois Toulon. Rien de révolutionnaire, mais le stade du Ray ou Mayol ont des une ambiances particulières qui n'ont rien à voir avec l'ancien ou le nouveau Louis II, inauguré en ma présence en 1985 (victoire sur Lens 3-0).

Et jouer, toujours jouer : tournois entre copains, rencontres inter-universitaires, match le dimanche, à 2, à 10. Le football offre des relations homosexuées profitables à la convivialité masculine dont nous avons tant besoin. En 1990, c'est l'entrée dans le monde des corpos, la FSGT en foot à 7. Avec des camarades, un club mythique voit le jour : l'AS Golan (les bandits roumains pendant la révolution qui détrône Nicolae Ceaucescu). Pendant de longues années, des rencontres sur tous les terrains niçois, jusqu'à aujourd'hui…

Et le football devient une activité universitaire : recherche, colloques, séminaires, publication, WAFA. Quel joli destin pour notre association que de trouver quatre membres fondateurs qui s'affrontent dans des parties de tennis ballon à Draguignan qui rappellent les bonbons sucrés de notre enfance.

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Mon « histoire du football » débute vers l'âge de six ans dans les tribunes du stade Francis Le Basser de Laval où un voisin me conduit voir de temps à autre les Tangos de Michel Le Milinaire emmenés par Raymond Kéruzoré. A cette époque, on dit que les plus forts, ce sont les verts. Mais, seule la rumeur de leurs exploits parvient aux oreilles de l'enfant que je suis et qui n'a pas accès à la télévision en soirée. Le football fait pour moi son apparition dans la petite lucarne lors de la coupe du monde en Argentine. C'est l'époque où, dans les cours d'école, on s'identifie aux « bleus » lors des matchs improvisés ; chacun prétendant porter le numéro 10 du plus brillant d'entre eux : Platini. Et puisque le football doit vivre hors du jeu, les vignettes Panini et le magazine Onze entretiennent une passion qui depuis ne s'est jamais éteinte.

Ce n'est cependant que tardivement que s'opère la rencontre entre le ballon rond et l'histoire, autre centre d'intérêt sans cesse grandissant, depuis les premières visites de châteaux en famille jusqu'à l'agrégation. Le cursus universitaire ne permet alors guère ce type de rencontre tant les historiens ont longtemps négligé, comme tant d'autres intellectuels, le football, considéré avec condescendance. L'érection du football comme objet scientifique correspond à mes premières réflexions dans le cadre d'une thèse de doctorat sur les relations entre la France et l'Italie dans les années 1960. La lecture de quelques remarques de Pierre Milza, historien spécialiste des relations franco-italiennes, sur le sport dans l'histoire des relations internationales, confortent mon intuition. Comment comprendre les représentations, les préjugés ou les stéréotypes qui conditionnent les relations entre les pays en occultant le football ? N'ai-je pas moi-même découvert l'Italie au travers des confrontations entre la squadra azurrra et nos « bleus » ? Ils sont nos meilleurs ennemis, nos éternels rivaux tandis que Gentile et Rossi symbolisent dans mon imaginaire les Italiens tels qu'on aime à se les représenter dans notre pays : entre roublardise et flamboyance.

C'est à partir de ces premières réflexions dans le cadre doctoral et à la suite de rencontres avec de jeunes chercheurs sympathiques avides de s'approprier un champ encore en friche que se sont développées mes recherches sur le football dans l'histoire des relations internationales. We are football association est née de cet enthousiasme fait d'amitié et d'ambitions scientifiques. Mais, celles-ci paraissent n'avoir de sens qu'ouvertes vers le plus grand nombre. We are football association se veut donc à la fois l'écho d'une culture populaire mais aussi l'un de ses animateurs.

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Je ne viens pas d'une famille-foot. Mon père pensait, par exemple, que la surface de réparation avait quelque chose à voir avec la mécanique… et, à la maison, on ne regardait pas les matchs et on tournait plutôt en dérision les sportifs. C'est l'épopée verte qui constitua mon « chemin de Damas ». Le premier match que j'ai vu à la télévision fut Saint-Etienne-Kiev, la première rencontre à laquelle j'ai pu assister étant la finale de Coupe de France 1977 entre l'équipe stéphanoise et le stade de Reims. Je suis retourné ensuite plus ou moins épisodiquement au Parc des Princes suivre les matches du Paris FC : pour les moins de 18 ans, il n'en coûtait alors que 5 francs pour voir jouer les grandes équipes françaises. Je fais donc partie de la génération convertie au football par la « glorieuse défaite » de Glasgow et le renouveau de l'équipe de France, après une époque où les bleus étaient plutôt les « champions du monde des matches amicaux ».

Au cours d'études assez éloignées du monde du foot (classes prépas littéraires, Ecole Normale Supérieure de Fontenay-Saint-Cloud et agrégation d'histoire) je suis parvenu à préserver ma passion pour le football en lisant L 'Equipe et France-Football et en jouant dans le onze de Normale Sup contre les formations de l'X ou de Sciences Po. C'est au début des années 90 que ma passion pour le foot et ma formation d'historien ont fini par se rencontrer. En poste au lycée français de Turin, je dus choisir un sujet de thèse sur l'Italie. Un illustre professeur de la Sorbonne me recommanda Cavour, mais la passion des derbies du stadio comunale et les premiers écrits des historiens sur le ballon rond, en particulier ceux d'Alfred Wahl, me firent pencher pour une thématique moins austère. J'ai donc mené à partir de 1991 puis soutenu en 1997 ma thèse d'histoire contemporaine sur le sujet « Football et société à Turin 1920-1960 ». Depuis, j'ai eu la chance d'intégrer le groupe d'historiens choisis par la FIFA pour faire son histoire et enseigne et mène mes recherches à l'Université de Franche-Comté avec mes collègues et amis de l'UFR STAPS et de la faculté d'histoire, tout en co-animant avec mon complice Patrick Clastres un groupe de travail sur l'histoire du sport en Europe au Centre d'Histoire de Sciences Po à Paris.

J'espère apporter au projet WAFA l'expérience de 15 années de recherches sur le sujet et je voudrais que l'association soit un lieu de rencontre, mixte et convivial, entre passionnés d'histoire et de football venant d'horizons variés. Il ne s'agit pas de développer une science « footballistique » : le site et les projets attenants doivent être sérieux mais ne pas se prendre au sérieux. J'espère seulement que l'éclairage historique porté sur le ballon rond donnera aux internautes-visiteurs l'envie d'aller plus loin, en consultant notamment les ouvrages proposés en référence, et à la communauté « wafienne » le désir d'alimenter notre contenu et de se retrouver lors des événements We are football association  !

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Addiction : accoutumance n. f.
Définition : sujétion à la prise d'une drogue dont la suppression engendre un malaise psychique ou des troubles physiques.

Aussi loin que ma mémoire me le permette, mes souvenirs sont associés au ballon rond. Mon environnement familial a largement oeuvré au développement de cette passion envahissante. Quand mes camarades de primaire découvraient les joies de l’activité physique, j’étais capable de donner la composition des 20 clubs de l’ex première division, d’énumérer les scores de chaque coupe du monde, de vanter les mérites d’obscurs joueurs de niveau(x) inférieur(s).

Pourtant, et paradoxalement, le football véhicule des valeurs inacceptables à mes yeux. La passion débordante, aveugle, l’appartenance intolérante et les déchirements inéluctables générés par ces exacerbations sont à l’opposé de mes aspirations profondes. Mais chacun le sait, de l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas.

J’ai toujours aimé croire que je dirigeais ma vie. Pourtant combien de semaines (une semaine représente à mes yeux l’intervalle entre deux matchs du PSG) ai-je dû vivre l’estomac noué par une contre-performance de mon club préféré ? Combien d’exploits, de la même formation, m’ont t’ils plongé dans une euphorie jouissive que seul une nouvelle défaite venait étouffer ?
Il faut me rendre à l’évidence, le football dirige ma vie.

Mon activité professionnelle est dense, mes responsabilités établies et importantes. Pourtant, chaque rêve, chaque projection dans l’avenir, se rapporte au football. Quand mes clients m’exposent leur stratégie de communication idéale, je m’interroge sur leur club favori. Et quand à mon tour je prends la parole pour développer ma copie stratégie, j’emploi les mots « buts », « tactique », « match », « enjeu », locutions communes au monde de la communication et du ballon rond.
Il faut me rendre à l’évidence le football dirige bien ma vie.

Wearefootball m’a permis d’appréhender ma passion différemment. Les co-fondateurs de l’association m’ont ouvert un angle plus large, dépassionné (en ce qui concerne le traitement, car il faut les voir devant une retransmission télévisée), qualités propres à leur activité de base : l’histoire. J’ai ainsi épousé le projet sans réserve, persuadé que chacun, qu’il soit amateur éclairé, acteur ou simplement emprunt de curiosité, saurait pleinement apprécier la qualité des sujets et actions proposées par l’association.

Et qui sait ? Un jour peut-être pourrais-je accéder à mon rêve inavoué ?

Que le football dirige ma vie !

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