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Finale de la coupe de la ligue 2004 Diaporama Finale de la coupe de la ligue 2004

Finale de la coupe de la ligue 2004


Le FC Sochaux remporte la coupe de la ligue, un titre qui marque non seulement l’aboutissement d’une saison remarquable au plan national et continental, mais il représente aussi et surtout le résultat d’une politique de formation qui porte enfin ses fruits.

En décembre 1994, la direction Peugeot confie les rênes du club à Gilles Daget avec plusieurs objectifs précis. Tout d’abord il doit faire avancer significativement le dossier du nouveau stade en concertation avec les partenaires politiques locaux ainsi que le dossier du nouveau centre de formation devenu obsolète. Parallèlement à ces chantiers charnières, il lui est demandé de remettre le club à flot sportivement et de le stabiliser en D1 le plus rapidement possible. La direction Peugeot lui demande également de préparer le club pour que la maison mère puisse se désengager progressivement du budget tout en restant l’actionnaire majoritaire. Peugeot veut faire du club une filiale du groupe P.S.A. L’externalisation de sa production est l’appel de plus en plus marqué à la sous-traitance devient une des règles chez P.S.A et les filiales comme Faurecia ou encore GEFCO doivent pouvoir vivre seules tout en restant la propriété du groupe. Le club de football ne déroge pas à la règle.

Ainsi, après trois saisons passées dans l’antichambre de l’élite, Sochaux retrouve la première division au terme d’un parcours chaotique. L’ancien libero bosniaque Faruk Hadzibegic est à la tête de cette équipe. Cette saison 98/99 est un échec sportif, le club ne parvient pas à se maintenir malgré l’arrivée de Philippe Anziani comme entraineur. Mais c’est un échec porteur d’espoirs, car une nouvelle génération formée par François Blaquart et Francis Gillot fait une entrée tonitruante en équipe première. Ces jeunes « pousses »  (Meriem, Ljuboja, Diouf, Ravaux, Daf, Frau) sont tous appelés en équipe de France espoir ou dans leurs sélections nationales respectives.

En division 2, après une saison où la jeune garde échoue d’un rien dans sa quête de remontée immédiate, l’équipe s’épanouie sous la conduite de Jean Fernandez et les structures évoluent. Le président Daget est limogé pour mauvais résultats, mais c’est lui qui a mené à bien, pendant 5 années, les dossiers qu’on lui avait confiés. Le nouveau stade est terminé, la fréquentation est en hausse et le centre de formation est terminé dans les locaux d’un ancien château de la famille Peugeot à Seloncourt. Jean-Claude Plessis directeur commercial France de la firme Peugeot est nommé à la tête du club. Objectifs : redorée l’image sportive du club, l’installer durablement en D1 et faire changer les statuts pour que le F.C Sochaux-Montbéliard devienne une vraie entreprise à part entière. Sa première saison complète à la tête du club lors de la saison 2000/2001 est parfaite puisque le club remporte le titre de deuxième division, surclassant tous ses adversaires grâce à un jeu basé sur une défense expérimentée et solide et sur une attaque rapide menée par ses deux flèches, Frau et Santos.

L’équipe joue l’un des plus beaux footballs de l’hexagone et de nouveaux « lionceaux » font leurs apparitions (Pedretti, et Monsoreau notamment). La première saison parmi l’élite est une réussite, Sochaux termine 8ème et se qualifie pour la coupe Intertoto. Parallèlement, l’équipe de France espoir échoue en finale du championnat d’Europe en Suisse ne cédant qu’aux penalties face à la République Tchèque. Frau et Pedretti jouent cette finale, ils font parti des cadres de l’équipe de Raymond Domenech.

En 2002/2003 c’est Guy Lacombe qui prend la succession de Jean Fernandez. Il mène cette équipe jusqu’aux sommets. Sochaux termine 5ème à seulement 1 point de la troisième place synonyme de Ligue des Champions et se qualifie pour la finale de la coupe de la ligue après avoir bénéficié d’un tirage favorable. En effet, Sochaux joue à domicile lors de chaque tour de cette compétition. Ajaccio (3–0), Lyon (3–3 a.p ; 5–3 t.a.b), Lille (1-0 a.p), Metz (3-2 a.p) trépassent à Bonal qui reste d’ailleurs une « forteresse » imprenable durant toute la saison. Pour la première finale du club au stade de France, l’engouement va être sans précédent. 35 000 supporters jaune et bleu font le déplacement à Saint-Denis. Malheureusement, cette jeune génération trop inexpérimentée échoue face au futur finaliste de la ligue des champions la saison suivante, l’A.S Monaco (4-1). Une défaite sévère, mais le « bon » président Plessis fait alors une déclaration prémonitoire devant les larmes de son jeune capitaine Benoit Pedretti : « nous reviendrons l’année prochaine pour la gagner ».

La saison suivante est l’apogée. Après avoir repoussé toutes les sollicitations durant l’intersaison, le président Plessis parvient à conserver ses meilleurs jeunes (Frau, Pedretti, Monsoreau et Mathieu) Cette équipe composée pour moitié de joueurs formés au club et d’éléments revanchards (Richert, Pagis, Oruma), brille. En coupe d’Europe Sochaux élimine le Borussia Dortmund après un match dantesque à Bonal (2-2, 4-0) puis est éliminé sans perdre face à l’Inter de Milan en 16ème de finale (2-2, 0-0). En championnat, Sochaux est décroché lorsqu’intervient la finale de la coupe de la ligue.

Le club est 4ème à dix longueurs du Paris Saint-Germain 3ème.  Cette finale met aux prises deux écoles du football. D’un côté Sochaux en plein renouveau depuis plusieurs saisons (Frau, Meriem, Ljuboja, Diouf, Daf, Pedretti, Monsoreau, Mathieu entre autres sont sortis du centre de formation) et de l’autre côté Nantes avec 9 joueurs formés au club, titulaires au coup d’envoi. Ce match couronne un parcours magnifique. Sochaux après avoir éliminé la modeste équipe de Valence (D2), élimine l’Olympique de Marseille futur finaliste de la coupe U.E.F.A à Bonal. Puis Sochaux privé de ses joueurs africains retenus pour la C.A.N va s’imposer 4 à 0 à Lens devant un public médusé ! Sochaux revient enfin du diable vauvert pour éliminer Saint-Etienne 3 à 2 a.p dans le chaudron après avoir été mené 2 à 0. Lors de cette finale, l’enjeu prendra le pas sur le jeu. Ironie de l’histoire, c’est Loïc Pujol, franc-comtois de naissance, qui avait préféré le centre de formation nantais au détriment de Sochaux, qui ouvrait le score. Sylvain Monsoreau égalisera rapidement sur un coup franc de Pedretti, pour un but 100% centre de formation. Le match se terminera dans un final époustouflant lors de la séance des tirs au but. Chaque équipe aura sa chance pour gagner cette épreuve. Lorsque le tour des Nantais se présente, Mickaël Landreau tente une "panenka" (feinte de frappe en force ponctuée d'un ballon qui retombe en feuille morte dans le but) que Richert bloque. Le portier sochalien qui stoppe, deux tirs plus tard, la frappe de Delhommeau, offre la victoire à Sochaux après 67 ans de disette.

Cette « victoire-événement » a un retentissement dans toute la région amenant toujours plus de supporters dans le nouveau stade Bonal et confortant la politique de formation du club. De plus, le club entre dans l’histoire en étant l’un des rares clubs à avoir remporté le championnat de France, la coupe de France et la toute jeune coupe de la ligue. Cette période est faste pour le football franc-comtois, puisque le Besançon Racing Club retrouve le monde professionnel en deuxième division. Malheureusement, cette équipe très jeune, composé de nombreux joueurs formés à Sochaux (Ielsch, Rodrigues, Holbein, Sauget, Tassali, Chafni, Macio) entrainé par l’ancien coach de la réserve sochalienne, Stéphane Paille, redescend en championnat National. Mais les deux clubs qui se sont si longtemps ignorés, se rapprochent enfin, ce qui est tout bénéfice pour le club de la capitale franc-comtoise. Mais cette redescente risque de mettre un frein à cette collaboration.


Feuille de match :
Samedi 17 avril 2004, Stade de France, 78 409 spectateurs. Arbitre : M.Garibian.
F.C Nantes Atlantiques – F.C Sochaux-Montbéliard : 1-1 (1-1) 4-5 t.a.b
Buts : Pujol 13ème (pour Nantes), Monsoreau 18ème (pour Sochaux)
Nantes : Landreau, Gillet, (Guillon 71ème), Yepes, Delhommeau, Armand, Da Rocha, Berson, Savinaud, (Quint 115ème), Faé, (Yapi 85ème), Pujol.
Sochaux : Richert, Raschke, Paisley, Flachez, Monsoreau, (Lonfat 100ème), Diawara, Mathieu, Oruma, (Isabey 60ème), Pedretti, Santos, (Pagis 96ème), Frau.

Florian Pasqualini  
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